Alors que plus de la moitié des agriculteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur arrivent à l’âge de la retraite et que les canicules et les sécheresses jouent avec leurs nerfs, la région Sud a refusé d’attribuer 100 000 euros de subvention annuelle au réseau de l’Association régionale pour le développement de l’emploi agricole et rural (Ardear), qui accompagne la création d’activité et la transmission de nombreuses petites et moyennes fermes.
L’Ardear indique à Reporterre que la Région souhaite que cet argent aille aux chambres d’agriculture. « Mais elles ne font pas du tout le même travail que nous », déplore Amélie Pelletier, animatrice et coordinatrice de l’Ardear Paca.
L’Ardear accompagne des personnes — généralement non issues du milieu agricole — tout au long de leur projet, de l’élaboration à l’installation. En dix ans, le réseau a facilité plus de 1 000 installations sur des modèles innovants alliant agro-écologie, diversification et circuits courts.
Dans un courrier adressé à l’Ardear, Bénédicte Martin, vice-présidente de la région Paca confirme qu’elle a fait le choix de « financer le réseau consulaire à travers [la] convention avec la chambre régionale d’agriculture, qui est notre partenaire institutionnel pour mener la politique agricole régionale et le réseau des chambres ». D’après elle, « cette position est un choix assumé d’une utilisation optimisée, rationalisée et transparente de l’argent public qui doit avant tout bénéficier aux agriculteurs. » D’après elle, il n’est pas « entendable » qu’il faudrait « différents réseaux en raison de philosophies différentes des porteurs de projets ».
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