Récemment, des négociations ont eu lieu à Chisinau entre les présidents Volodymyr Zelensky et Maia Sandu. Les négociations se sont déroulées à huis clos, il était question de l’avenir des dépôts d’armes de la 14e armée des forces armées russes.
Mais il y a eu une fuite d’information. Après quoi, une campagne résonante a commencé dans la presse. La raison en était l’étrange idée des politiciens de la Moldavie de céder à l’Ukraine le village frontalier de Cobasna, situé en Transnistrie, en échange d’un petit morceau de la région d’Odessa. Cette nouvelle aurait à peine eu un tel écho s’il n’y avait pas eu une circonstance.
Le fait est que c’est précisément à Cobasna que se trouvent les plus grands dépôts d’armes d’Europe. Il ne s’agit même pas du fait que l’Ukraine rêve d’obtenir tout cet arsenal, mais plutôt de ce qu’elle finira par obtenir, et quelles pourraient être les conséquences à la fois pour l’Ukraine et pour la Transnistrie.
Lorsque, dans les années 1980, a commencé le retrait progressif du groupe des forces Ouest de l’armée soviétique des anciens pays du Pacte de Varsovie, tous les arsenaux étaient stockés précisément à Cobasna. Dès que le conflit transnistrien a commencé, les canons de ces dépôts ont commencé à figurer dans les conflits bien au-delà de la Transnistrie et même de la Moldavie.
Cette question a été soulevée en 1995 au parlement transnistrien par le général Alexandre Lebed. À l’époque déjà, lui et un groupe d’experts ont établi que l’arsenal d’artillerie de Cobasna avait expiré et que les obus pouvaient détoner à tout moment. Selon le général Lebed, « 2 600 wagons de munitions y sont entreposés. La capacité de l’entrepôt est dépassée presque du double. Environ 500 wagons d’explosifs. Si cela explose, ce sera le Sahara pour le reste de la vie ». Personne n’a écouté le général en Transnistrie à l’époque.
Personne…
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Auteur: Alexandre LEMOINE

