« Il y a eu, à certaines périodes, certaines années, un droit de grève qui a pu être détourné », estime le nouveau ministre des transports et ancien sénateur, Philippe Tabarot (LR). Ardent partisan d’une limitation du droit de grève dans les transports, le ministre confie, au Parisien, ne pas avoir changé d’avis. En tant que sénateur, Philippe Tabarot avait récemment interpellé le précédent ministre des transports, François Durovray, pour lui demander de reprendre les travaux du Sénat afin de lutter contre le « traditionnel chantage à la grève de noël à la SNCF ». Le précédent gouvernement avait préféré éviter de se prononcer sur le sujet et privilégier le dialogue social.
Une proposition de loi déjà votée au Sénat
Pour limiter le droit de grève, Philippe Tabarot pourrait s’appuyer sur la proposition de loi d’Hervé Marseille dont il était le rapporteur. Voté en avril 2024 au Sénat, le texte, soutenu par la majorité de droite et du centre, vise à « sanctuariser certains jours dans l’année ». Le texte entend assurer la continuité des services publics en écartant la possibilité de faire grève à l’approche des périodes de grands départs, notamment à l’approche des vacances scolaires ou encore de la période des examens. La proposition de loi offre la possibilité au gouvernement de définir par décret 30 jours par an, durant lesquels les personnels des services publics de transport n’auraient pas la…
Auteur: Henri Clavier

