Travail, bulle spéculative, énergie : avec l’IA, l’heure est à la modération

La « fin du travail » aura-t-elle lieu ? L’annonce fin octobre du géant américain Amazon, qui va licencier un total de 30 000 salariés de ses bureaux à travers le monde, a fortement contribué à alimenter la crainte d’une disparition brutale de millions d’emplois dans le monde.

En France, où une entreprise sur dix déclarait utiliser l’IA en 2024, les licenciements redoutés ne sont pas encore effectifs. Mais l’impact de l’IA sur le monde du travail se fait déjà sentir. À travers trois exemples – développeurs, traducteurs et contrôleurs fiscaux – La Croix explore cette semaine les bouleversements, positifs comme négatifs, provoqués par cette technologie.

Si les prédictions alarmistes sur le marché de l’emploi semblent hâtives, elles sont à l’image des multiples emballements provoqués par l’IA : la surenchère financière, qui fait craindre l’explosion d’une bulle spéculative ; la précipitation des entreprises à se doter d’outils qui, mal utilisés, nuisent à la productivité ; et enfin, la débauche énergétique nécessaire pour les faire fonctionner, incompatible avec la lutte essentielle contre le réchauffement climatique.

L’intelligence artificielle est un outil révolutionnaire : pour éviter qu’il ne nous fasse basculer dans la terreur, son développement et son usage doivent se faire avec modération.

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