Sur l’eau, les sénateurs ne sont pas à sec. Les articles portant sur l’eau sont pour le moins nombreux, dans le projet de loi d’urgence agricole, tout comme les amendements s’y rapportant. Après avoir longuement débattu mardi soir de l’objectif de doubler les stockages d’eau à usage agricole d’ici 2035, défendu par la majorité sénatoriale LR et Union centriste, les sénateurs continuent ce mercredi leurs débats minutieux sur ce sujet sensible, à l’heure des canicules et des sécheresses.
Et ce n’est pas le rappel à l’ordre de la présidente LR de la commission des affaires économiques, Dominique Estrosi Sassone, qui a appelé à mettre un sérieux coup d’accélérateur pour examiner les plus de 500 amendements restants, si les sénateurs veulent terminer sereinement l’examen, qui a fonctionné.
Ce mercredi, à la reprise de la séance, les débats, parfois passionnés, ont conservé le même train. Après avoir introduit une double, et même une triple tutelle pour les agences de l’eau, ajoutant à celle du ministère de l’Environnement, celle de l’Agriculture et de l’Economie, les sénateurs ont parlé CLE. Au point, non pas de claquer la porte, mais de pousser un bon coup de gueule, cependant pas pour les mêmes raisons.
CLE des champs
Les CLE, ce sont les commissions locales de l’eau. C’est une assemblée délibérante où sont élaborés les SAGE (schéma d’aménagement et de gestion de l’eau), qui est un…
Auteur: François Vignal

