Dans un rapport publié mardi, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) appelle les États à respecter leurs obligations et à mettre fin à la production, au transfert et à l’utilisation de ces armes.
Au moins 58 États et territoires demeurent contaminés par ces mines conçues pour exploser lorsqu’une personne entre en contact avec elles.
Certaines mines datent même des deux guerres mondiales, aux côtés d’autres munitions non explosées, tandis que des millions d’autres restent stockées dans des arsenaux nationaux.
« Il est profondément préoccupant de constater que, près de 30 ans après l’adoption du Traité d’interdiction des mines antipersonnel, ces armes explosives continuent de tuer et de blesser des personnes, souvent des décennies après leur mise en place », a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk.
Il a insisté sur la nécessité pour les États de « renouveler leur engagement à mettre fin à la production, à l’utilisation et au transfert de ces armes, et à redoubler d’efforts pour coopérer au déminage des zones déjà contaminées ».
Un membre de l’équipe de l’UNMAS identifie des restes explosifs de guerre situés entre des bâtiments détruits et près de tentes de personnes déplacées dans la bande de Gaza.
Des milliers de morts et de blessés
Selon le rapport, les mines antipersonnel portent atteinte à l’ensemble des droits humains — civils, politiques, économiques, sociaux et culturels — et continuent d’être utilisées aujourd’hui, y compris par des acteurs non étatiques.
Les données les plus récentes indiquent qu’en 2024, au moins 1.945 personnes ont été tuées et 4.325 blessées par des mines terrestres et des restes explosifs de guerre.
Les taux de victimes les plus élevés ont été enregistrés au Myanmar, en Syrie, en…
Auteur: Nations Unies FR

