Chaque nouvel épisode de canicule ravive les mêmes questions : comment protéger les populations, préserver les récoltes ou maintenir les services publics malgré des températures toujours plus extrêmes ? Mais face à l’urgence climatique, il ne suffit pas de s’adapter aux canicules. Il faut aussi interroger la place de l’élevage dans notre modèle agricole et alimentaire, à la lumière des connaissances scientifiques sur le climat, la biodiversité et la condition animale. Pour cela, nous relayons une tribune de Céline Marfaing et Jean-Marc Gancille, du parti de la Révolution Écologique pour le Vivant (REV).
Céline Marfaing et Jean-Marc Gancille dénoncent : les canicules ne sont pas de simples catastrophes naturelles auxquelles il faudrait apprendre à survivre. Elles sont le symptôme d’un système économique qui dépasse les limites planétaires.
À partir des travaux du GIEC, de la FAO et d’autres données scientifiques, ils plaident pour ouvrir un débat encore largement tabou en France : celui d’une sortie progressive de l’élevage, accompagnée d’une reconversion juste pour les agriculteurs et d’une transformation profonde de notre système alimentaire.
Tribune
Chaque été, les politiques se demandent comment survivre à la canicule. Très peu se questionnent sur les moyens d’empêcher la prochaine.
La France toute entière suffoque. Les records de chaleur tombent, les écoles ferment, on ne respire plus dans les hôpitaux, les travailleuses et travailleurs exposée·es sont mis·es en danger, les animaux non-humains des élevages meurent ou au mieux survivent dans des bâtiments surchauffés, partout les êtres vivants cherchent de l’eau.
À chaque épisode caniculaire, le débat public semble suivre le même scénario : il faut climatiser, ventiler, économiser l’eau. On modifie les horaires et on fait attention aux personnes et aux animaux…
Auteur: Mr Mondialisation

