Tribune : « La canicule tue », qu’en est-il des animaux non-humains ?

À l’heure où les épisodes de forte chaleur se multiplient, Toulouse Anti-Cruauté invite à élargir le regard aux animaux non humains, eux aussi exposés aux conséquences des canicules. Dans cette tribune, l’association interroge les conditions qui les rendent vulnérables à la chaleur, mais aussi, plus largement, les formes d’exploitation et de mise à mort auxquelles ils sont soumis.

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On peut lire et entendre, ainsi que soi-même penser, que « la canicule tue ». La chaleur seule n’explique pas ces morts.

Au-delà d’un certain seuil de chaleur, une chose peut être endommagée par la dite chaleur. Avec du temps ou plus de chaleur, ça peut être fatal.

Mais le problème n’est pas la chaleur en soi, c’est d’y être exposé. Les choses inanimées et les plantes n’ont pas de prise sur leur environnement, elles ne peuvent que subir. Il en est autrement des animaux, et les humains en sont.

Quand il est dit que « la canicule tue » pour un ou des animaux, c’est très souvent en fait que celui-ci ou ceux-ci n’ont pas pu faire en sorte d’atténuer les effets de la chaleur environnementale. Dans les contextes fréquents qui nous intéressent ici, il y a eu empêchement, plus ou moins direct.

Par exemple, les travailleur·euses ne souffrent pas et ne meurent pas de la canicule. Ils et elles souffrent et meurent des conditions de travail qui leur sont imposées plus ou moins directement par l’encadrement ou la concurrence du marché. De même, nos aîné·es ne crèvent pas de la canicule, mais notamment du sous-financement chronique du système de santé et d’absence de lieux proches qui soient frais, ainsi que de de la faiblesse de certaines pensions.

Les radicaux iraient plus loin en affirmant que c’est avant tout causé par un système qui a cru et continue d’accroître la puissance et la fréquence des canicules. Cet angle…

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Auteur: Mr Mondialisation