La rédaction a reçu cette tribune, ce coup de gueule d’un montpelliérain, lecteur du Poing,qui a tenu à extérioriser sa colère face au mépris affiché du maire socialiste de Montpellier. Michaël Delafosse, lors du congrès du Parti Socialiste à Blois de cet été, avait employé le terme de « connard » pour parler des gens qui râlaient des travaux à Montpellier, et l’auteur des lignes suivantes en fait sans doute partie
Cher Michaël Delafosse. Ce matin, comme tous les matins, j’ai pris ma voiture pour aller travailler. Et j’ai beau être d’un naturel zen, il faut se l’avouer, être automobiliste à Montpellier, c’est éprouver chaque jour des pulsions violentes, des envies irrépressibles de casser des trucs, amplifiées instantanément pour peu qu’on allume la radio pour entendre les nouvelles crasses que le gouvernement nous prépare. Gouvernement qui vous ressemble par votre mépris et votre arrogance. Peut-être que vous auriez dû accepter ce fameux poste de ministre quand on vous l’avait, selon les rumeurs, proposé, vous auriez été dans votre élément et au moins, on aurait eu la paix dans le Clapas.Car oui, je suis un de ces « connards » dont vous parliez cet été, à s’énerver après vos travaux, coincé dans les bouchons. Ma ville, je croyais la connaître sur le bout des doigts, mais voilà que vos panneaux « déviations » me font chaque semaine découvrir des rues, des itinéraires différents. On a connu mieux comme mise en valeur du patrimoine urbain de la « surdouée ».
Alors, oui, je peste, dans ma voiture que vous jugez trop polluante pour pouvoir rouler à Montpellier d’ici l’an prochain avec votre « zone faible émission », que vous insistez pour imposer malgré un recul du gouvernement sur cette question. Je me retrouve à éprouver malgré moi de la culpabilité quand je traverse les quatre boulevards, en contribuant à l’asphyxie des riverains des lieux qui gueulent…
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Auteur: Le Poing

