Julien Odoul en présence de François Hollande et du Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors de la présentation officielle de son ouvrage le 9 décembre 2013 à l’Ecole Militaire (Photo ©
Est-ce son travail mené sur l’armée quatre années durant qui l’a amené à se rapprocher du parti fasciste ? Son ouvrage consacré au Conseil supérieur de la fonction militaire traduit un intérêt, voire une certaine admiration pour l’armée, qu’il évoque comme « miroir du peuple ». Cet ouvrage, il l’a présenté à Hollande et au ministre des ventes d’armes en 2013, un moment fort je suppose, mais sans lendemain. Car être un lettré, cela ne nourrit pas son homme. On le rappelle : son entrée au FN en 2014 correspond à la bascule militariste et autoritaire de l’État français en 2014-2015. Odoul a du flair. Ainsi, lorsque la terrible année 2015 plonge le pays dans une psychose raciste et xénophobe, le FN lui offre un premier mandat, ainsi qu’une petite rente au parlement européen (56 000 euros en 10 mois). Une fois le pied dans la porte, le disciple de Santini et protégé de Marine Le Pen est lancé. Le macronisme se chargera du reste pour faire décoller sa carrière d’élu incarnant une extrême-droite « sociale », « patriote » et « anti-système ».
On constate donc bien qu’Odoul n’est pas directement sorti du creuset fasciste de l’extrême droite mais qu’il a navigué dans des espaces autrement plus feutrés et acceptables. Il est d’ailleurs considéré comme étant une « prise de guerre » du FN–RN, ce qui fait de lui un élément particulièrement dangereux, et ce pour plusieurs raisons. Sa formation intellectuelle et politicienne est bien supérieure à la plupart de ses acolytes du RN, ce qui fait de lui un adversaire à ne pas sous-estimer. Mais ce qui doit nous inquiéter concerne la position particulière qu’il occupe au sein de son parti. En effet, ce transfuge au passé plutôt «
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