Trop de chevaux sauvages ? Trump trouve une astuce pour les envoyer à l'abattoir

Le gouvernement Trump a trouvé une astuce pour éliminer les coûteux 58 000 chevaux mustangs sauvages qu’il garde dans des parcs fédéraux. Le New York Times a révélé que le Bureau of Land Management (BLM), l’agence chargée de protéger ces animaux, les solde à bas prix à des intermédiaires qui les revendent à des abattoirs au Canada. Si l’abattage de ces mustangs sauvages est théoriquement interdit, l’agence fédérale profite d’une faille juridique qui transforme, sur le papier, les mustangs en bétail domestique.

Près de 73 000 chevaux sauvages parcourent les terres publiques fédérales de l’Ouest étasunien, où ils sont protégés de la chasse et de la capture. Dans le but de maintenir une population viable, le Bureau of Land Management en capture près de 9 500 chaque année et les propose à l’adoption. Les mustangs en captivité sont gardés dans un dédale de parcs d’engraissement et de pâturages que l’agence fédérale appelle « le système de détention », pour un coût de 100 millions de dollars que l’administration Trump souhaite économiser.

Pour y parvenir, le Bureau démontre d’abord que les chevaux sauvages sont inadoptables en publiant trois annonces d’une semaine sur son site en ligne. Puis il le vend à un premier acheteur qui signe un contrat où celui-ci s’engage à ne pas abattre l’animal ni à le vendre sciemment à quelqu’un qui a l’intention de le revendre à des fins d’abattage. Mais, s’il cède le cheval à un intermédiaire sans poser de questions, il ne risque aucune poursuite judiciaire et le troisième acheteur est libre de vendre légalement le mustang à un abattoir.

Autrefois rares, les ventes de ces chevaux sauvages par le gouvernement étasunien ont augmenté après l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. En 2025, elles ont doublé pour atteindre 3 700 chevaux, selon les registres du BLM. L’objectif de l’agence fédérale est de réduire…

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