Était-ce sa dernière grande occasion de briller sur la scène internationale, à moins d’un an du terme de son deuxième mandat ? Pas certain, à en juger l’état du monde, mais ces trois jours sur les rives du lac Léman, à Évian-les-Bains, compteront assurément parmi les images qui resteront de la décennie diplomatique d’Emmanuel Macron à l’Elysée. Car ce G7 organisé sous sa présidence a marqué le rapprochement, au moins temporaire, des positons américaines et européennes sur plusieurs dossiers, Ukraine en tête, et s’est conclu en majesté, mercredi soir, à Versailles, avec la signature à distance et plus tôt que prévu de l’accord entre l’Iran et les États-Unis.
À chaque fois, Emmanuel Macron est apparu aux premières loges, organisateur et facilitateur. Souvent malgré lui, tant la programmation du sommet était suspendue aux événements et gesticulations diplomatiques de l’administration américaine. « Il y a le G7 officiel, sur les enjeux globaux, puis le G7 qui s‘improvise en fonction des crises. C’était fatal qu’en fonction de l’actualité, la situation avec l’Iran allait voler la vedette. Mais la force d’Emmanuel Macron a été d’anticiper cela et de l’utiliser comme levier pour ramener Trump sur le dossier ukrainien », explique l’ancien ambassadeur Michel Duclos.
Un dialogue constant avec Trump
C’est là son principal succès : avoir soigné sa relation avec le milliardaire américain, de qui…
Auteur: Christian Mouly

