C’était l’une des principales promesses de Trump lors de sa campagne présidentielle de 2016 : construire un mur anti-immigration le long de la frontière États-Unis-Mexique. Lors de son premier mandat, l’administration Trump avait ainsi procédé à la construction de 737 kilomètres de mur, pour un coût avoisinant les 15 milliards de dollars.
Se félicitant de son premier bilan, le président américain s’obstine à vouloir achever la construction de cette barrière. En octobre 2025, le Department of Homeland Security (DHS) et le US Customs and Borders Protection (CBP) ont attribué dix nouveaux contrats d’une valeur de 4,5 milliards de dollars, pour la construction de 370 kilomètres de mur frontalier.
En addition à ces contrats, le DHS a également annoncé de nouveaux chantiers en Arizona et au Nouveau-Mexique. Parmi eux, un projet de construction d’un mur de 43,5 kilomètres dans la San Rafael Valley – l’un des derniers corridors non scellés du Sud-ouest états-unien – reliant l’Arizona et l’État du Sonora, au nord du Mexique.
Abritant une faune et une flore remarquables, ce passage est vital pour toutes les espèces de la région, et l’édification d’un mur pourrait les conduire à l’extinction.
Mur anti-migrants en Arizona, il va continuer le long du tracé – Crédit : Center for Biological Diversity
Les Sky Islands, des enjeux de préservation primordiaux
La San Rafael Valley se situe au cœur de l’archipel Madrean, constitué d’un ensemble de Sky Islands – des chaînes de montagnes isolées et entourées de déserts et de plaines. Du fait de sa topographie particulière, ces pics montagneux sont semblables à des îlots d’écosystèmes diversifiés, où les changements d’altitude créent une concentration unique de biomes et une biodiversité exceptionnelle.
Par sa localisation, cette vaste plaine herbeuse constitue un maillon essentiel entre des zones naturelles aux enjeux de préservation majeurs….
Auteur: Louis Laratte

