« Mon bébé, s’il vous plaît, c’est son père ! » hurle en larme une femme enceinte de huit mois à des policiers armés. Au sol, son mari se fait interpeller par des agents de l’Immigration et des Douanes. Cette scène déchirante n’en est qu’une parmi des centaines d’autres. Depuis le 6 juin 2025, les États-Unis sont secoués par un choc politique, social et institutionnel d’une intensité inédite. Au petit matin, ce jour-là, l’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement), l’agence fédérale de contrôle de l’immigration américaine, lance une série de raids massifs dans plusieurs grandes métropoles américaines.
À Los Angeles, près de 600 arrestations sont menées en une semaine. En coordination avec plusieurs services gouvernementaux et les polices locales, les agents interviennent parfois armés, casqués et avec le soutien de véhicules blindés. Rapidement, les images de personnes interpellées sans mandat ni ménagement, de familles séparées sous les yeux de leurs enfants et de soutiens violentés, circulent sur les réseaux sociaux. Dès le lendemain, les descentes s’étendent dans plusieurs autres villes comme Chicago, New York, Houston et Phoenix et la peur s’installe. Le département de la sécurité intérieur annonce que « l’ICE a arrêté 2 000 étrangers par jour ».
Autodéfense populaire
Les réactions sont immédiates. Dans l’après-midi même du 6 juin, plusieurs milliers de manifestants bloquent différentes avenues de Los Angeles et de San Bernardino. Dans les quartiers, les communautés s’organisent pour repousser les hommes armés et cagoulés. Le lendemain, des centaines de manifestants encerclent un bâtiment des forces de l’ordre fédérales où des personnes sont détenues par l’ICE. Des barricades sont montées et des voitures de police attaquées. La réponse policière est brutale. Des images montrent…
Auteur: Maxime Sirvins

