Le souvenir de la première présidence de Donald Trump a de quoi inquiéter. Le milliardaire avait retiré les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat. Il avait détricoté, annulé ou diminué 125 règles et politiques environnementales, selon le Washington Post, avec des conséquences dramatiques.
L’abrogation de régulations pour limiter la pollution durant son mandat avait causé 22 000 morts supplémentaires en 2019, indique une étude publiée dans The Lancet. Son investiture ce 20 janvier comme 47ᵉ président des États-Unis laisse donc craindre, à nouveau, le pire pour l’environnement.
Pour son second mandat, Donald Trump a affirmé vouloir réduire, voire supprimer, le financement de l’Agence de protection de l’environnement (EPA). Avec ses 18 000 employés, elle met en application les régulations environnementales et veille à leur respect. Son affaiblissement provoquerait une détérioration de la qualité de l’air, de l’eau et des sols.
Le poids des ultraconservateurs
Un groupe de réflexion ultraconservateur, The Heritage Fondation, a publié un programme de 900 pages, Project 2025, pour le retour au pouvoir du milliardaire — même si celui-ci nie toute implication. 150 de ces pages sont dédiées à l’environnement et annonce une attaque systématique contre les garde-fous institutionnels du pays.
Le projet suggère des coupes budgétaires, mais aussi un effacement des lois environnementales, comme l’Endangered Species Act pour les espèces protégées ou le Clean Air Act sur la qualité de l’air. Le projet vilipende l’agence National Oceanic and Atmospheric Administration, estimant qu’elle participe à « l’alarme sur le changement climatique ». Cette agence joue un rôle majeur dans la recherche scientifique sur le climat.
Signe que l’inquiétude se propage, depuis la réélection de Trump, plusieurs organisations scientifiques se sont mises à archiver des données publiques,…
Auteur: Edward Maille

