Lors de la visite de Benyamin Nétanyahou à Washington, Donald Trump a affiché son optimisme quant à un possible cessez-le-feu à Gaza. Pourtant, les discussions patinent, et les objectifs à long terme du gouvernement israélien révèlent bien plus un choix pour la guerre que de véritables pistes de résolution du conflit.
Le 7 juillet, Donald Trump a accueilli le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou pour un dîner à la Maison Blanche, à l’issue duquel il a déclaré que les pourparlers visant à mettre fin à la guerre à Gaza « se passent très bien ».
De son côté, Nétanyahou a annoncé qu’il avait proposé la candidature de Trump au prix Nobel de la paix, déclarant :
« Il est en train de forger la paix, à l’instant même, d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre. »
Malgré toutes ces déclarations sur la paix, les négociations en cours au Qatar entre les délégations israélienne et palestinienne se sont interrompues sans résultats concrets. Les pourparlers devraient reprendre plus tard cette semaine.
Si un accord est conclu, il sera sans doute considéré comme une chance majeure de mettre fin à presque deux ans de crise humanitaire à Gaza, ouverte par l’opération lancée par Tsahal dans la bande après les attaques du 7 octobre au cours desquelles 1 200 Israéliens ont été tués.
Cependant, le scepticisme grandit quant à la pérennité de tout éventuel cessez-le-feu. Le précédent accord de cessez-le-feu, conclu en janvier 2025 et ayant permis la libération de dizaines d’otages israéliens et de centaines de prisonniers palestiniens, a été rompu dès mars, lorsque Israël a repris ses opérations militaires à Gaza.
Cette rupture de confiance des deux côtés, combinée aux opérations militaires israéliennes en cours et à l’instabilité politique, laisse penser qu’un nouvel accord risque de n’être qu’une pause temporaire plutôt qu’une solution…
Auteur: Ali Mamouri, Research Fellow, Middle East Studies, Deakin University

