Une épaisse fumée descendant du Canada et du nord du Minnesota a déclenché des alertes à la mauvaise qualité de l’air partout aux États-Unis. Samedi 18 juillet, on recense désormais 950 feux actifs au Canada, beaucoup échappant à tout contrôle, dans l’Ontario (est), selon de nouveaux chiffres du Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC).
Les incendies n’ont fait pour l’heure aucune victime dans l’Ontario mais plusieurs villages isolés ont été évacués. Si la saison est bien moins dramatique jusqu’ici qu’en 2023, année record, la virulence des incendies s’est considérablement aggravée depuis une semaine.
Chris Carlsten, professeur à l’Université de Colombie-Britannique au Canada, précise qu’un nombre croissant de recherches montre que les particules fines issues des feux de forêt ont un impact plus important sur les poumons, tandis que la pollution liée aux véhicules affecte davantage le cœur. Il relève aussi que des peintures, du plastique et du métal peuvent se mêler à ces panaches qui gagnent en toxicité au fur et à mesure qu’ils se déplacent en raison d’un « vieillissement photochimique ».
Niveau de qualité de l’air dangereux
Dans les États les plus proches des incendies, au nord des États-Unis, le Michigan, le Minnesota et le Wisconsin, certaines zones enregistrent depuis plusieurs jours des niveaux de qualité de l’air qualifiés de « dangereux », poussant les habitants à adopter le masque lors de leurs sorties. Enveloppée dans un brouillard jaunâtre, Detroit pointait vendredi 17 juillet en tête des villes les plus polluées au monde, selon le site spécialisé IQAir, pas très loin devant Washington ou encore Chicago. À New York, des distributions gratuites ont eu lieu dans les gares et les bibliothèques.
« Les États-Unis sont inutilement envahis par un air sale, pollué et nocif pour la santé, dont la qualité…
Auteur: La Croix (avec AFP)

