S’alignant sur les désirs des suprémacistes sionistes, il propose la déportation de la population palestinienne
Le massacre commis par l’armée israélienne à Gaza n’a jamais été une opération «anti-terroriste», mais l’accélération d’un processus d’élimination du peuple palestinien et de colonisation de sa terre, démarré bien avant le 7 octobre 2023. Donald Trump pourrait bien y apporter la touche finale.
Samedi 24 janvier 2025, le nouveau président des États-Unis a proposé un plan visant à «nettoyer» la bande de Gaza et à envoyer les palestiniens survivant vers l’Égypte et la Jordanie. «On parle d’environ 1,5 million de personnes, et on fait tout simplement le ménage là-dedans. Vous savez, au fil des siècles, ce site a connu de nombreux conflits. Et je ne sais pas, quelque chose doit se passer», a-t-il déclaré devant des journalistes.
Avec une rhétorique particulièrement perverse, Donald Trump a évoqué l’état de «démolition» extrême de Gaza pour justifier ce déplacement de population. Finalement, vider Gaza de ses habitants, ce serait pour leur propre bien.
«J’aimerais que l’Égypte accueille des gens. Et j’aimerais que la Jordanie accueille des gens» a-t-il insisté avant d’embarquer dans son avion présidentiel. Une proposition immédiatement rejetée par la Jordanie.
Appelons les choses par leur nom : «envoyer» une population entière dans des régions d’où elle ne vient pas, c’est ce qu’on appelle une déportation de masse ou un nettoyage ethnique, condamné par le droit international. C’est ce qui s’était produit en 1948, quand l’État israélien qui venait d’être créé avait massacré, rasé des villages et forcé 900.000 palestiniens à quitter leurs maisons et leurs terres.
Ce grand déplacement, appelé « Nakba » pour catastrophe en arabe, est le point de départ de toute la situation actuelle : des familles chassées en 1948 vivent depuis trois générations dans…
Auteur: B

