La France de Macron pourrait-elle doubler les USA trumpistes sur leur droite ? De toute évidence, c’est déjà le cas.
Aux États-Unis, une grande vague de révolte contre la police anti-immigration a lieu depuis deux semaines. Partie de Los Angeles, cette mobilisation appelant à abolir l’ICE – «Immigration and Customs Enforcement» – l’unité spécialisée dans l’arrestation et l’expulsion de migrants, s’est propagée dans tout le pays : émeutes, attaques de commissariats, manifestations de masse, graffitis, banderoles dans les stades, actions directes… Vue de France, tout le monde s’accorde à dire que la traque des sans-papiers organisée par Trump est inadmissible, et même certains médias mainstream n’hésitent pas à parler de «rafles» et de «dérive dictatoriale».
Pourtant, il suffirait qu’ils regardent dans nos rues pour constater la même situation. Mais ces médias qui critiquent Trump font preuve d’une étonnante pudeur quand il s’agit du trumpisme des autorités françaises. L’extrême droite est bien au pouvoir en France : nous avons un ministre de l’Intérieur issu de la droite radicale vendéenne, imposé en dépit du résultat des élections qui ont vu la gauche arriver en tête, qui multiplie les annonces racistes telles que : «L’immigration n’est pas une chance», «À bas le voile» ou encore «L’État de droit n’est pas intangible». Un ministre qui vient de décréter la dissolution du collectif antifasciste La Jeune Garde. Si Trump en faisait autant, le monde entier hurlerait au fascisme, à juste titre.
Désormais, Retailleau lance de grandes rafles, s’inspirant ouvertement de celle organisées ailleurs dans le monde. Depuis hier 18 juin, il a déployé plus de 4.000 membres des forces de l’ordre pour organiser des contrôles massifs dans les gares et les bus à la recherche de «clandestins» selon ses mots, empruntés au lexique de l’extrême droite, et…
Auteur: B

