Le collectif juif décolonial Tsedek est né il y a bientôt trois ans. Deux de ses membres présentent son livre-manifeste, intitulé Lutter en rupture, lutter en solidarité. Mots d’ordre : antiracisme politique et rejet de l’assimilationnisme.
« Une part significative des juifs est aujourd’hui convaincue que la gauche représente pour elle une plus grande menace que l’extrême-droite » : tel est le constat fait par les militants de Tsedek auteurs de Lutter en rupture, lutter en solidarité, un livre-manifeste récemment publié par les éditions Premiers matins de novembre. Dans cet épisode d’OSAP, « On s’autorise à penser, Julien Théry reçoit Élie Duprey et Jonathan Ruff-Zahn, militants du collectif juif décolonial #Tsedek ! et co-auteurs de cet ouvrage.
Les deux invités reviennent sur la vocation de Tsedek ! à prendre part, en tant que collectif juif, aux combats de l’antracisme colonial. Si l’Union juive française pour la paix a eu pour vocation première l’antisionisme, celle de Tsedek est, plus largement, l’antiracisme politique. Avec pour point de départ, bien sûr, une réflexion approfondie sur la judéité, analysée « comme une condition sociale et historique liée à la racialisation des populations juives mise en œuvre par l’Europe dans le cadre de la modernité ».
Après le 7 octobre 2023 plus que jamais, écrivent les auteurs du livre, « la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme ». « L’analyse de Tsedek n’est pas très différente de celle du reste des organisations qui militent en faveur de la Palestine, dont l’un des principaux objectifs depuis deux ans aura consisté à démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif et émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses…
Auteur: Le Média

