Tué à coups de Taser : la version policière est mensongère

Le drame, survenu dans la nuit de mercredi à jeudi en Seine-Saint-Denis, est accablant sur tous les plans. Un homme de 30 ans, père de famille, avait été tué par une rafale de tirs de Taser. Pas moins de 18 agents ont été envoyés pour un homme, 6 policiers ont fait usage de leurs taser, pour 10 tirs. Une série d’impulsions électriques de 50.000 volts ont frappé, bien plus que ce qu’un corps humain peut supporter. Après deux arrêts cardiaques, la victime était déclaré morte.

Le jour même, les autorités expliquaient dans les médias que la police était intervenue à la demande d’un épicier qui aurait composé le 17 pour un homme ivre et «agressif» qui aurait «créé du désordre». Il aurait, selon cette version, «mordu» un policier.

Ce samedi, tout semble avoir été inventé pour salir la victime, encore une fois. Les amis et collègues du défunt ont répondu aux médias pour faire part de leur incompréhension. L’homme né en Martinique, marié et père de deux enfants, traversait effectivement une période difficile, mais cela n’a rien à voir avec l’intervention policière.

Pour preuve : il était justement employé dans la supérette, et en aucun cas un client violent ! Son patron a assuré à BFM qu’il n’a pas appelé les forces de l’ordre et qu’aucune agression envers un employé ou dégradation de son magasin, d’ailleurs fermé au moment des faits, n’a eu lieu.

D’après des témoins, une patrouille de police est arrivée sans être appelée et voulait procéder à un contrôle, que le trentenaire aurait refusé, déclenchant l’arrivée de très nombreux renforts ainsi que les tirs mortels. Ils ajoutent que la mère du défunt, habitante de la Creuse, était également sur place.

Les policiers ont eux-mêmes reconnu qu’ils connaissaient la victime et que cet homme n’avait jamais été insultant ou agressif envers eux auparavant.

Il est déjà inexcusable de tuer un homme de 10 tirs à impulsion…

La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B