En janvier 2011, sur l’avenue Bourguiba, des milliers de Tunisiens reprennent en chœur « Kelmti Horra » (Ma parole est libre). La chanson d’Emel Mathlouthi, écrite bien avant la chute de Ben Ali, devient l’hymne de la révolution. Quatre ans plus tard, elle la chante à Oslo devant le comité Nobel, venu récompenser le Quartet du dialogue national pour la démocratisation du pays.
Dans ce Fauteuil, elle revient sur ces années, sur ce qu’il en reste quinze ans plus tard et sur son rapport à la politique aujourd’hui, dans une Tunisie où le régime de Kaïs Saïed envoie en prison opposants, avocats et journalistes. Et puis il y a la Palestine. Elle la chante depuis ses débuts, de « Nací en Palestina » à « Amal », enregistré avec le rappeur égyptien Molotof pendant les bombardements sur Gaza. Ça ne lui a pas fait que des amis.
De la lutte contre l’autoritarisme a la lutte contre le colonialisme, elle raconte ce que cet engagement lui a coûté, et pourquoi elle n’a jamais lâché.
Auteur: Le Média
