Il s’agit des prisonniers d’opinion du régime que Kaïs Saïed a installé après son coup d’État de juillet
Dont la plupart ont été arrêtés pour que ce régime puisse, pour une autre mandature, perdurer [1]
Dont les textes fondateurs le classent comme étant le régime le plus islamisto-populiste jamais instauré
Qui plus est, le plus autocrate de toute la planète, car, tous les pouvoirs, entre ses seules mains, sont concentrés
César, Napoléon, Franco, Hitler, le Duce, Pinochet et Kim Jong-un peuvent aller se rhabiller [2]
Des normes politiques, des contre-pouvoirs, des garde-fous institutionnels, il s’est débarrassé
Grâce à la constitution qu’il a écrite en singleton, et cela, avant de la faire adopter
Par référendum qui fut boycotté, puisque moins d’un Tunisien sur trois y a participé
En outre, que ce soit dans le cadre de cette constitution ou bien de celle qui l’a précédée
Kaïs Saïed s’est montré non pressé pour la création de la Cour constitutionnelle, Cour qui est [3]
Par excellence, le contre-pouvoir et le garde-fou institutionnels de ses éventuels excès
Et égarements. Et cette anomalie antidémocratique, il semble souhaiter la faire perdurer
Puisque, dans le Projet de loi de finances 2025, aucun budget ne lui a été alloué [4]
Anomalie qui pourrait induire une situation catastrophique si le président se trouvait
Pour une raison quelconque empêché d’exercer sa mission, car c’est le président de cette Cour qui doit le remplacer
Conformément à l’article 109 de sa constitution, pour une période, à 90 jours, limitée
Anomalie qui demeure incompréhensible, surtout que cette Cour, c’est lui qui est sensé la désigner
Régime qui nous a ramené au néfaste fardeau dont on a cru s’être débarrassé
Après que les foules révolutionnaires du 14 janvier, d’une seule voix, avaient crié
« La khawf baad al yaoum ! », « Plus jamais peur, à l’avenir ! », mais ce régime, la peur, il…
Auteur: Salah HORCHANI

