Note préliminaire : Ce poème reprend, actualise et développe, substantiellement, certains passages exposés dans la référence [1].
Le complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, « l’affaire des 17 », au départ, appelé
Par l’implication directe du chef de l’État dans sa genèse et son instruction, occupe une place privilégiée [2], [3]
C’est un procès caractéristique des États de non-droit autocratiques où les pouvoirs ne sont pas séparés
Où le pouvoir judiciaire est considéré comme une « fonction » et le chef de l’État, ministère public ou parquet
Un procès, pour des raisons faciles à saisir, a été, l’année qui a précédé les présidentielles, déclenché
L’information, par le chef de l’État lui-même, à partir du siège du ministère de l’Intérieur, a été annoncée
Où il est allé féliciter, en personne, les équipes qui ont procédé à l’arrestation des premiers accusés
Personnalités médiatiques et politiques, opposants notoires à Kaïs Saïed et à son putsch du 25 juillet
« J’ai personnellement suivi la procédure hier jusqu’à minuit ou environ une heure du matin », a-t-il avoué
Et « ceux qui ont été arrêtés sont des terroristes », a-t-il déclaré, suggérant qu’ils sont, de fait, impliqués
Dans le projet de son assassinat. « L’histoire a prouvé qu’ils étaient des criminels bien avant que les tribunaux ne l’aient fait »
Se prononçant déjà sur leur culpabilité présumée et, « quiconque les acquitte est leur complice », a-t-il ajouté
« Cela s’apparente à une tentative de pression politique sur le pouvoir judiciaire [pour], une condamnation, imposer
Les seuls éléments portés à leur encontre sont des témoignages anonymes affirmant que, un coup d’État, ils préparaient »
Et, en attendant, cela apparaît comme une manipulation destinée à ancrer dans les esprits leur culpabilité
Plusieurs organisations nationales…
Auteur: Salah HORCHANI

