Turquie : Erdogan mène « une politique de bâillonnement de l’opposition »

Le CHP (Parti républicain du peuple), subit de plein fouet une vague d’accusations et d’arrestations pour « corruption » ou « terrorisme » initiée par la justice turque, depuis l’automne 2024. Avec à son point culminant, l’arrestation au mois de mars d’Ekrem Imamoglu, le populaire maire d’Istanbul, considéré comme un sérieux rival du président Recep Tayyip Erdogan.

Des attaques tous azimuts contre la principale force de l’opposition en Turquie qui reflète « la chape invalidante et lourde tissée sur la vie politique par Erdogan », analyse Nora Seni, professeure à l’Institut Français de Géopolitique et ancienne directrice de l’Institut Français d’Études Anatoliennes.

Un faux sentiment de répit

Le CHP va-t-il pouvoir souffler un peu ? Rien n’est moins sûr. Ce lundi 15 septembre, le 42e tribunal civil de première instance de la capitale turque devait statuer sur la possible annulation des résultats du congrès du CHP de novembre 2023, qui avaient vu chuter Kemal Kilicdaroglu, ex-président du parti, au profit d’Özgür Özel, considéré comme plus à gauche et réformiste.

Mais la décision ne sera finalement rendue que le 24 octobre, prochaine étape d’un véritable marathon judiciaire. Si à première vue, ce report peut laisser présager une accalmie, des voix s’élèvent pour alerter sur des tentatives des autorités de saper la force d’opposition. Dans une tentative de « jouer à l’usure », menée par le…

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Auteur: Aglaée Marchand

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