Pour les locataires, l’exploitation par la bourgeoisie ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise, elle se poursuit quand on rentre chez soi et qu’un rentier cherche de nouveau à tirer le maximum d’un besoin vital – le logement – en dépensant le moins possible. C’est bien le but d’avoir constitué l’habitation en marché : organiser la rareté, réduire les coûts, faire payer le maximum. C’est pour ça que les loyers deviennent délirants dans toutes les grandes villes, où tout le monde n’habite pas par choix mais souvent par nécessité professionnelle.
Toutefois, du fait de beaucoup de combats, ce marché n’est pas encore entièrement dérégulé et quelques obligations s’imposent aux propriétaires, que ce soit sur les critères d’attribution (des tas de propriétaires font des demandes illégales pour les dossiers de candidature ou mettent en application, de fait, des critères discriminatoires), l’insalubrité, l’isolation et, pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, les loyers.
Dans de nombreuses villes, il existe un loyer “maximum”
En effet dans ce qu’on appelle les “zones tendues”, c’est-à-dire les zones géographiques où la demande de logements dépasse largement l’offre disponible – ce qui crée des difficultés d’accès au logement et une forte pression sur les prix – il existe un dispositif qui est très loin d’être toujours respecté et dont les locataires n’ont malheureusement pas toujours connaissance – qui s’appelle “l’encadrement des loyers”, c’est-à-dire un plafond, un prix maximum au delà duquel le loyer devient illégal selon les caractéristiques du logement (la zone géographique, s’il est meublé ou non, le nombre de pièces, l’époque de construction de la maison ou de l’immeuble…). Ce loyer maximum est fixé par arrêté préfectoral.
En France ce dispositif s’applique notamment à Paris (depuis 2019), et de nombreuses villes de…
Auteur: Rédaction

