Des hélicoptères Uber
En s’appuyant sur Blade, une compagnie déjà active dans le transport aérien urbain, et sur son partenaire Joby Aviation spécialisé dans les taxis aériens électriques, Uber promet un gain de temps spectaculaire pour relier les aéroports ou certaines destinations prisées.
Les trajets, facturés à hauteur d’environ 200 $ par passager, ont déjà pris leur envol dans la région new-yorkaise, et tout récemment sur la côte amalfitaine en Italie. Mis en place cet été dans cette zone à l’exponentielle croissance touristique, Uber cherche à transformer le simple transport en une expérience de voyage à part entière.
En France, le service UberCopter assure des vols sur la Côte d’Azur de façon ponctuelle depuis 2015. En intégrant l’option directement sur son application, il compte désormais proposer un service permanent sur la zone Nice, Monaco, Cannes, Saint-Tropez, en espérant un boom considérable du nombre de voyages l’an prochain.
Ce que le directeur général de Joby considère comme « l’ouverture d’une voie à une nouvelle ère du transport aérien dans le monde » résonne pourtant comme une remise en cause de discours d’Uber basé sur la « mobilité accessible », qui privilégie finalement les élites capables de payer des sommes astronomiques pour s’affranchir des embouteillages terrestres.
Blade assure actuellement ses trajets avec une flotte d’hélicoptères classiques, bruyants et fortement émetteurs de CO₂, mais Joby Aviation affirme préparer le déploiement commercial de son taxi volant électrique nommé « l’eVTOL », un appareil électrique censé être silencieux et bas carbone. Cette promesse, qui attend encore des certifications et n’a pas démontré son impact sur l’environnement, ne semblerait pas pouvoir se concrétiser avant plusieurs années.
Un bilan carbone démesuré pour des courts trajets
Uber veut mettre l’hélicoptère dans la poche des citadins…
Auteur: Chloe Droulez

