Ce vendredi 27 janvier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé lors d’un point presse que la Commission européenne engageait l’application provisoire de l’accord de libre-échange UE-Mercosur suite à la ratification de l’accord par l’Uruguay et l’Argentine. Ce nouveau coup de force est un scandale démocratique inacceptable, bafouant le parlementarisme et les institutions européennes, piétinant les oppositions exprimées de toute part en Europe. La Coalition européenne qui mène campagne contre l’accord UE-Mercosur publie ce jour une déclaration de près de 200 organisations de la société civile contre l’application provisoire de l’accord.
Pourquoi est-ce un coup de force ?
- Parce que l’accord UE-Mercosur est le plus contesté de l’histoire de l’Union européenne et qu’Urusula von der Leyen multiplie les passages en force, comme lors de l’annonce de la conclusion en décembre 2024 alors que plusieurs pays s’y opposent, dont la France et la Pologne, ou en forçant un vote au Conseil en janvier 2026 qui, pour la première fois de l’Histoire de l’UE sur un accord de libre-échange, n’a pas réuni l’unanimité des États-membres.
- Parce que la Commission avait promis aux parlementaires européen, dans deux courriers distincts, que l’application provisoire entérinée par le Conseil ne visait à qu’à se couvrir d’un éventuel retard de ratification par l’un des pays du Mercosur.
- Enfin parce que le Parlement européen a voté à la majorité un renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’Union européenne pour vérifier sa conformité avec le droit européen et que les parlementaires européens, dont on sait qu’ils sont très fortement divisés sur le sujet, n’ont pas encore pu se prononcer sur le fond.
Réactions des membres du collectif national Stop-Mercosur
Pour Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac France :
« L’application provisoire de l’accord…
Auteur: Collectif Stop CETA/Mercosur

