L’ampleur et la fréquence de ces incidents exposent les patients et les professionnels de santé à un risque constant et compromettent la prestation de services vitaux.
Selon l’OMS, des centres de soins de santé primaires aux maternités, et des équipes d’ambulances aux entrepôts pharmaceutiques, chaque composante du système a été touchée.
Les établissements de santé ont été les plus touchés : environ 80 % des attaques vérifiées contre les services de santé ont visé des dispensaires, des hôpitaux et d’autres lieux de soins. Au-delà des victimes immédiates, ces attaques perturbent la prestation des services, endommagent les infrastructures essentielles et érodent la capacité du système de santé au fil du temps.
Des maternités souterraines ont été construites près des zones de combat à Kharkiv, en Ukraine.
Incidents dans le transport médical
« Chacune de ces attaques constitue une violation du droit international humanitaire, et chacune représente un patient qui n’a pas pu être soigné, un professionnel de santé en danger, une communauté privée de soins », a déclaré dans un communiqué, le Dr Hans Henri P. Kluge, Directeur régional de l’OMS pour l’Europe. « Cela ne peut pas devenir la norme ».
Le transport sanitaire reste l’un des maillons les plus vulnérables du système en termes d’impact sur les personnes. Environ 20 % des attaques recensées contre les services de santé ont visé des ambulances et d’autres véhicules sanitaires. Près d’un incident sur trois a fait des victimes, ce qui fait du transport médical l’un des domaines présentant le plus grand risque de blessures et de pertes humaines.
Depuis le début de cette année seulement, 186 attaques contre les services de santé vérifiées par l’OMS ont fait 15 morts et au moins 81 blessés, et ces chiffres…
Auteur: Nations Unies FR

