À l’approche d’un cinquième hiver depuis l’invasion russe à grande échelle, des millions d’Ukrainiens risquent à nouveau de devoir repartir. En cause, des habitations encore endommagées, un réseau énergétique régulièrement pris pour cible et des factures de chauffage que de nombreux ménages ne peuvent plus assumer.
Dans une mise en garde publiée vendredi, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) souligne la précarité de ces retours. Les personnes revenues au cours des trois derniers mois sont particulièrement susceptibles de reprendre la route.
« Pour des millions d’Ukrainiens, le défi ne consiste plus simplement à savoir s’ils peuvent rentrer chez eux », a déclaré Arthur Erken, directeur régional de l’OIM pour l’Europe et l’Asie centrale. « Il s’agit de savoir s’ils peuvent y rester en toute sécurité, et pour l’instant, les conditions rendent cela difficile ».
Depuis février 2022, 3,8 millions de personnes ont regagné leur lieu de résidence après avoir été déplacées. Près de 3,6 millions d’autres demeurent déplacées à l’intérieur du pays. Mais après plus de quatre années de guerre, les économies des familles s’épuisent et leur capacité à surmonter de nouvelles difficultés s’amenuise.
Selon l’OIM, 2,1 millions de personnes âgées en Ukraine vivent seules dans des immeubles collectifs où une interruption prolongée de l’électricité ou du chauffage peut rapidement devenir critique.
Des logements impossibles à chauffer
La situation est particulièrement préoccupante à proximité du front. Selon l’OIM, environ 1,45 million de personnes revenues chez elles vivent dans des districts situés en première ligne, dont 565 000 dans la seule région de Kharkiv, dans le nord-est du pays.
Dans les zones rurales les plus exposées, trois ménages…
Auteur: Nations Unies FR
