Les frappes se multiplient, gagnent en intensité, touchent davantage de villes éloignées de la ligne de front et compromettent déjà la préparation des mois à venir. Pour les Nations Unies, cette accélération ne se traduit pas seulement par une hausse des pertes civiles : elle menace l’aide humanitaire, la sécurité alimentaire mondiale et la sûreté nucléaire.
Les chiffres donnent la mesure de cette aggravation. Depuis le 9 juillet, date de la dernière réunion du Conseil de sécurité sur la situation, plus de 170 civils ont été tués et 1 028 blessés en Ukraine, selon les informations recueillies par l’ONU.
Kyiv continue de subir des bombardements presque quotidiens. Odessa, Kharkiv, Soumy, Kherson, Dnipropetrovsk, Zaporijjia ou encore Donetsk restent sous le feu d’attaques répétées. Depuis le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle, en février 2022, au moins 16 431 civils, dont 803 enfants, ont perdu la vie, tandis que plus de 48 600 personnes ont été blessées, un bilan que l’ONU considère comme largement sous-estimé.
Cette tendance n’est pas nouvelle, mais elle s’accélère. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a déjà constaté que le premier semestre 2026 avait enregistré une hausse de 37 % des victimes civiles par rapport à la même période de l’année précédente, sous l’effet d’une utilisation accrue des missiles de longue portée, des drones et des bombes guidées, y compris contre des centres urbains éloignés du front.
À Kiev, des personnes touchées par les bombardements russes reçoivent une aide humanitaire.
« Ces attaques sont inacceptables, injustifiables et doivent cesser immédiatement », a déclaré lundi devant le Conseil de sécurité Kayoko Gotoh, directrice de la division Europe et Asie centrale des Nations Unies. L’organisation, a-t-elle dit, les…
Auteur: Nations Unies FR

