Ce mouvement de fuite du pays ne cesse de croitre. Il est loin le temps où on s’émerveillait du patriotisme des ukrainiens et où on le comparait à l’absence de motivation des soldats russes. L’âge de la conscription a été abaissé de 27 ans à 25 ans. On veut l’abaisser encore à 22 ans et certains même 18 ans. Les besoins en chair à canon sont énormes et insatiables. En Ukraine, les autorités font désormais la chasse aux conscrits, souvent violemment. On évalue à 650 000 le nombre de jeunes ukrainiens ayant fui à l’étranger et susceptibles d’être appelés à l’armée le pouvoir ukrainien demande à ses alliés occidentaux de leur faire eux aussi la chasse. Certains États européens ont assuré de leur collaboration. On propose de les priver de documents d’identité consulaire. On veut tout simplement obliger les jeunes ukrainiens à se battre.
Des armes contre du sang et de l’argent
La propagande occidentale se refuse à tirer la seule conclusion logique. Cette guerre n’est pas populaire, elle n’est pas patriotique. Seuls les pays occidentaux, à part quelques exceptions mais qui paraissent ces derniers temps devenir plus nombreuses, veulent à tout prix s’auto-convaincre du contraire.Les États-Unis et d’autres pays occidentaux tiennent à rester sur le respect du marché de départ : eux fournissent les armes et les ukrainiens leur sang, « pour la défense de l’Occident ». L’Occident va-t’en guerre donne même à présent des leçons de patriotisme aux Ukrainiens. On clame désormais bien haut que les Ukrainiens doivent faire leur devoir. Dans les médias, on va jusqu’à magnifier « l’exemple héroïque » des générations de la guerre de 1914 « qui ne rechignaient pas à rejoindre l’armée et le front ». « Oui, la guerre est dure mais c’est la guerre, et il faut la faire, on n’a pas besoin d’en avoir envie ou d’être un patriote ». On reste songeur lorsqu’on entend désormais un discours aussi…
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Auteur: Djamel LABIDI

