Les appels à la désescalade n’ont pas interrompu les bombardements. Dans la nuit de lundi à mardi, de nouvelles frappes russes ont touché les deux plus grandes villes ukrainiennes, Kiev, la capitale, et Kharkiv, dans le Nord-Est, faisant au moins cinq morts et plusieurs dizaines de blessés. Des immeubles d’habitation et des infrastructures civiles ont été endommagés, selon le bureau humanitaire des Nations Unies (OCHA).
À Kharkiv, située à proximité de la frontière russe, un immeuble résidentiel a été détruit par un missile. Quatre personnes ont été tuées et 41 autres blessées en une seule soirée, selon le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Les équipes de secours ont fouillé les décombres pendant presque toute la nuit, à la recherche de survivants.
La Croix-Rouge ukrainienne a indiqué avoir participé au sauvetage de huit personnes. Un point d’accueil a été ouvert pour venir en aide aux habitants touchés par les bombardements.
À Kiev, dans le centre ukrainien, cinq missiles balistiques ont frappé des infrastructures civiles, selon M. Zelensky. Les autorités ont signalé un mort et 11 blessés. Parmi les personnes affectées figure une fillette dont la mère a péri dans l’une des attaques.
Sur place, les organisations humanitaires distribuent des matériaux destinés à protéger les logements endommagés et proposent une assistance psychologique et juridique aux sinistrés.
Un cessez-le-feu énergétique qui reste à concrétiser
Ces bombardements surviennent dans un contexte de discussions sur une possible suspension des attaques visant les installations énergétiques. Selon le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, la Russie a lancé pendant la nuit plus de 100 drones, munitions rôdeuses et missiles balistiques contre le territoire ukrainien. Cinq missiles balistiques auraient notamment frappé des infrastructures civiles à Kyiv.
Le dirigeant ukrainien affirme que son pays s’est abstenu de toute frappe…
Auteur: Nations Unies FR
