À mesure que la guerre s’enlise, son coût humain augmente. Entre janvier et août, l’ONU a vérifié 2 222 civils tués et 13 058 blessés en Ukraine, soit 15 280 victimes. C’est 55 % de plus qu’au cours des huit premiers mois de 2025 et plus du double que pendant toute l’année 2024.
« La guerre en Ukraine est une catastrophe pour les droits humains qui s’aggrave et s’intensifie de semaine en semaine », a déclaré vendredi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk. Une aggravation d’autant plus frappante que, sur le terrain, les lignes de front n’évoluent que lentement.
L’écart résume l’une des transformations du conflit : l’intensification de la guerre aérienne permet désormais de porter plus fréquemment les combats bien au-delà du front. En août, missiles et drones à longue portée ont provoqué 47 % des pertes civiles recensées par l’ONU, principalement dans les centres urbains éloignés des combats. Près du front, les drones à courte portée constituaient, eux, la première cause de victimes civiles.
Une école en Ukraine réduite à l’état de ruines après avoir été touchée par un missile.
Une guerre de drones
« L’Ukraine est un laboratoire de la guerre des drones », a résumé M. Türk devant le Conseil des droits de l’homme, à Genève. Ces dernières semaines en ont fourni une illustration particulièrement brutale.
Le 23 septembre, une attaque russe contre Kiev avait fait deux morts et 41 blessés. Cinq jours plus tard, des drones russes frappaient notamment l’académie nationale des sciences, en plein centre de la capitale. Au moins dix personnes ont été tuées à travers le pays et plus de 80 blessées ce jour-là. Moscou emploie désormais davantage de drones à réaction, plus rapides et volant plus haut, qui compliquent la tâche des…
Auteur: Nations Unies FR
