Dans un discours lu au Conseil de sécurité par la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, le chef de l’ONU a dressé un constat sans détour. « La guerre demeure une tache sur notre conscience collective », a-t-il déclaré, évoquant les conséquences en chaîne de cette « violation flagrante » du droit international : « vies brisées, communautés dévastées, instabilité régionale et mondiale aggravée ».
Un conflit durablement enraciné
Le bilan humain reste lourd : plus de 15 000 civils tués depuis février 2022 et plus de 40 000 blessés. L’année écoulée a été « la plus meurtrière pour les civils ukrainiens depuis 2022 », a rappelé le Secrétaire général, tandis que des millions d’habitants demeurent déplacés ou réfugiés.
Les enfants paient un tribut particulièrement élevé. Plus de 3 200 ont été tués ou blessés et plus d’un tiers restent déplacés. « Toute une génération a perdu des années d’éducation », a déploré António Guterres, les frappes russes visant régulièrement les infrastructures scolaires. Au total, 2,2 millions d’enfants ukrainiens ont aujourd’hui besoin d’une aide humanitaire.
L’hiver a rouvert un autre front, celui des infrastructures énergétiques. « Avec des températures négatives, les frappes contre les systèmes d’électricité, de chauffage et d’eau transforment l’accès aux services de base en question de vie ou de mort », a averti le Secrétaire général, notant également que des civils en Russie sont « de plus en plus affectés par des frappes ukrainiennes signalées ».
Face à cette escalade, il a rappelé un principe fondamental : « Le droit international humanitaire est sans équivoque : les attaques contre les civils et les infrastructures civiles sont strictement interdites », appelant les deux camps à instaurer immédiatement un moratoire.
Risques nucléaires et violations
Au-delà des bombardements conventionnels, le…
Auteur: Nations Unies FR

