En Ukraine, documenter les dégâts environnementaux liés à la guerre permet aussi de se projeter dans un avenir en paix. Ainsi, faut-il reconstruire le barrage de Kakhovka, alors que la nature reconquiert à une vitesse surprenante la zone dévastée ?
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Autre catastrophe environnementale due à la guerre en Ukraine, la rupture du barrage de la centrale hydroélectrique de Kakhovka, construit dans les années 1950 sur le Dniepr. À la suite d’une explosion (dont les autorités russes et ukrainiennes s’accusent mutuellement) survenue le 6 juin 2023, les eaux du réservoir ont inondé environ 80 villes et villages côtiers situés en aval du barrage, dans les régions de Mykolaïv et jusqu’à Kherson, à 60 km vers l’est. Et 6000 km2 de terre se retrouvent privés d’accès à l’irrigation. Enfin, en amont du barrage, une superficie de 1944 km2 (l’équivalent de près de la moitié de la Corse) a été soudainement mise à nu.
Or, pendant plus de six décennies, le réservoir de Kakhovka – long de 230 km ! – a servi de dépôt silencieux pour les déchets industriels et agricoles de la région. « Usines métallurgiques, raffineries et exploitations agricoles ont rejeté sans relâche des contaminants dans le Dniepr, laissant ainsi s’accumuler des sédiments hautement toxiques », rappelle une étude dont l’autrice…
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