La coalition des volontaires pour l’Ukraine prend forme. Le président français Emmanuel Macron, le premier ministre britannique Keir Starmer et le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont signé ce mardi 6 janvier à l’Élysée une déclaration d’intention sur le déploiement d’une force multinationale en Ukraine qui pourra avoir lieu après un cessez-le-feu.
Cet engagement fournit à l’Ukraine une garantie que « jamais un accord de paix ne pourra signifier une reddition et que jamais un accord de paix ne pourra signifier une nouvelle menace », a indiqué le président français Emmanuel Macron.
Cette force multinationale était en préparation depuis le 17 février de l’an dernier. Près de onze mois et 15 réunions ont été nécessaires pour finaliser sa création car les Européens et l’Ukraine demandaient un soutien des États-Unis, qui ne venait pas. Ce soutien est désormais là.
Washington valide enfin le dispositif européen
Il a été confirmé lors de la réunion qui s’est déroulée à l’Élysée ce 6 janvier, en présence de 28 chefs de gouvernement et des deux émissaires clé de Donald Trump sur l’Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner. Les États-Unis se sont engagés à superviser le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu. « Nous travaillons sur des protocoles de sécurité pour que les Ukrainiens sachent que quand la guerre sera finie, ce sera vraiment la fin », a déclaré Steve Witkoff.
Il reste maintenant à la Russie à accepter un cessez-le-feu et à s’engager dans des pourparlers de paix. or cette perspective est encore loin d’être acquise, a reconnu le premier ministre britannique Keir Starmer : « Ce processus que nous avons lancé ne marchera que si la Russie accepte de participer. Or depuis quelques jours, nous voyons le contraire, et l’intensification de ces bombardements », a reconnu le leader britannique.
Un accord aux contours encore flous mais…
Auteur: Alain Guillemoles

