S’exprimant devant le Conseil de sécurité lors d’une réunion d’urgence demandée par le Bélarus, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires politiques, Martha Pobee, a souligné que cette session était la septième consacrée à la guerre en Ukraine en seulement six semaines.
« La fréquence de ces réunions reflète l’escalade dangereuse de cette guerre et les risques accrus d’une détérioration supplémentaire, avec des conséquences régionales et mondiales », a-t-elle déclaré.
Protéger les civils
La réunion avait été convoquée à la demande de Minsk après un incident signalé le 17 juin dans la région russe de Briansk. Selon les autorités russes et bélarusses, une frappe de drone aurait touché un bus transportant une équipe bélarusse de jeunes footballeurs, tuant une femme enceinte accompagnant les enfants et blessant neuf personnes, dont six enfants. L’ONU a indiqué ne pas disposer d’informations supplémentaires sur cet incident.
« Les civils doivent être protégés », a insisté Martha Pobee, condamnant « toutes les attaques contre les civils et les infrastructures civiles, où qu’elles se produisent ». Elle a rappelé que de telles attaques sont interdites par le droit international humanitaire et « doivent cesser immédiatement ».
Selon l’ONU, les attaques menées ces dernières semaines par la Russie contre l’Ukraine ont gagné en intensité et en ampleur, causant davantage de victimes civiles et de destructions. Rien que lundi, au moins 15 personnes auraient été tuées à travers l’Ukraine dans des frappes aériennes russes.
Dans le même temps, des frappes de drones visant des sites industriels, militaires et énergétiques ont également été signalées en territoire russe, provoquant des victimes civiles. Des attaques de drones ont aussi été rapportées dans les territoires ukrainiens occupés temporairement par la Russie, notamment en Crimée et à Sébastopol, où les…
Auteur: Nations Unies FR

