Ukraine : quand prendre le train devient un risque mortel

« Des civils qui se préparaient à voyager, accueillaient des proches ou leur disaient au revoir ont été confrontés à la mort et à la dévastation », a déclaré Matthias Schmale, coordinateur humanitaire des Nations Unies pour l’Ukraine.

Il a précisé que des personnes déplacées et des travailleurs humanitaires présents dans un centre de transit situé dans la gare avaient été profondément choqués par les explosions survenues à proximité.

Selon des informations relayées par les médias, un drone a frappé la gare alors qu’un train à destination de Zaporijjia se trouvait à quai. 

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lui aussi fermement condamné cette attaque, qu’il inscrit dans une série de frappes russes meurtrières contre plusieurs villes ukrainiennes, notamment Kyiv, Dnipro, Kharkiv, Odessa et Zaporijjia.

« Les attaques contre les civils et les infrastructures civiles, où qu’elles surviennent, constituent une violation du droit international humanitaire et doivent cesser immédiatement », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une note à la presse.

Les voyageurs de plus en plus exposés

Au nom des Nations Unies, Matthias Schmale a présenté ses condoléances aux familles des victimes, rappelant le rôle essentiel du transport ferroviaire dans la vie quotidienne des Ukrainiens.

Depuis le début de l’année, les voyageurs et le personnel ferroviaire sont confrontés à des risques croissants à chaque déplacement, en raison des frappes russes et des alertes aériennes qui menacent leur sécurité et perturbent le trafic, a-t-il souligné.

Selon des chiffres de l’opérateur ferroviaire ukrainien relayés par les médias, les attaques contre les infrastructures ferroviaires sont passées de 1 206 en 2025 à 1 700 depuis le début de l’année 2026.

Le responsable humanitaire a également dénoncé la multiplication, ces derniers mois, des frappes contre des infrastructures civiles…

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Auteur: Nations Unies FR