Depuis le meurtre de Thomas lors de la fête de village de Crépol, dans la Drôme, le samedi 18 novembre, l’ultra-droite multiplie les actions de rue. En particulier à Romans-sur-Isère, le 25 novembre, et à Lyon, le 27 novembre, derrière une banderole « L’immigration tue ».
En réponse, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé mardi qu’il allait demander la dissolution de trois groupuscules. « Il y a dans l’ultra-droite une mobilisation qui veut nous faire basculer dans la guerre civile », a-t-il argumenté sur France Inter.
L’ultra-droite, combien de divisions ?
Un récent rapport d’information parlementaire sur l’activisme violent révèle que la Direction générale de la sécurité intérieure estimele nombre d’individus « relevant de l’ultra-droite à 3 300 environ, parmi lesquels 1 300 violents – “fichés S” – et 2 000 personnes faisant office de “caisse de résonance” ».
Ces militants sont dispersés en plusieurs groupes locaux issus de la dissolution successive de plusieurs mouvements : en 2013, Troisième voie et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires puis L’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes ; en 2019, le Bastion social (issu du GUD) ; en 2021, Génération identitaire ; en 2022, les Zouaves Paris (également issus du GUD). Sans être organiquement voire idéologiquement liés, les éléments les plus déterminés peuvent basculer de l’un vers l’autre.
Une structure thématique les réunit d’ailleurs annuellement : le Comité du 9 mai (C9M). Chapeauté par d’anciens membres du GUD, celui-ci organise tous les ans un hommage unitaire à Sébastien Deyzieu, accidentellement décédé en 1994 en marge d’une manifestation nationaliste révolutionnaire interdite.
Des groupuscules menacés de dissolution
Si les groupes d’ultra-droite ont en commun l’activisme, leur idéologie est davantage flottante, du néonazisme à une version musclée de…
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Auteur: Laurent de Boissieu

