171 kilomètres sur 10 000 mètres de dénivelé pour faire le tour du Mont-Blanc en traversant l’Italie, la Suisse et la France, c’est le parcours de l’Ultra-trail du Mont-Blanc (UTMB) qui débute le 28 août et fête ses 20 ans cette année.
L’ultra-trail est une forme de course à pied qui se déroule « hors stade », sur des distances dépassant celle du marathon standard de 42,195 km, généralement sur des sentiers naturels et des terrains accidentés.
Les courses varient en distance de 50 à 170 km et les règlements de chaque course précisent le temps limite pour accomplir le parcours. Il faut terminer les 171km de l’UTMB en 46h30 maximum ! Les mots du favori de cette année, Mathieu Blanchard après son premier 160 km au Vermont 100 Mile Endurance Run, un ultra-trail organisé aux États-Unis, résument l’enjeu : « En creusant comme jamais au fond de moi, j’ai fini par avaler ce monstre de distance ! »
L’ultra-trail connait une croissance significative au niveau mondial ces dernières décennies. Il n’existe aucune fédération officielle qui puisse donner un nombre précis de pratiquants mais sur un site comme Peyce, qui répertorie les calendriers de courses, on pouvait trouver plus de 6 000 événements (durant lesquels plusieurs courses ont lieu) en France en 2022.
L’engouement pour l’ultra-trail running semble déroutant pour le profane. Pourquoi des individus choisiraient-ils de pousser leur corps à de telles extrémités ?
Mon travail de recherche interroge justement les raisons sous-jacentes de cet attrait en s’appuyant sur les réflexions et concepts mis en avant par différents philosophes.
Alexis Berg, Author provided (no reuse)
Une course qui modifie la perception du temps
Sur de très longues distances, la durée de la course peut s’étendre sur plusieurs heures, voire plusieurs jours. Dans…
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Auteur: Mathilde Plard, Chercheuse CNRS – UMR ESO, Université d’Angers

