Ultragauche : l’ombre de Tarnac plane sur « l’affaire du 8 décembre »

Dès les premières minutes du procès commencé le 3 octobre, la présidente du tribunal – qui doit juger sept personnes accusées d’association de malfaiteurs terroriste en lien avec l’ultragauche dans l’affaire dite « du 8 décembre » –, a tenté d’imposer tout au long des débats une sorte d’autorité bienveillante de maîtresse d’école. On sentait l’inquiétude du débordement. Il faut dire qu’il y avait du monde dans la salle. Les soutiens étaient nombreux, déterminés et bien organisés. Des rassemblements avec prise de paroles ont eu lieu devant le tribunal, des notes à l’intention des journalistes ont été déposées sur les bancs, un blog très précis a même rendu compte de la teneur des débats jour après jour. On voit rarement une telle mobilisation en soutien à des mis en cause devant la 16e chambre antiterroriste de Paris.


Sur le même sujet : Ultragauche : le procès antiterroriste déterminant de « l’affaire du 8 décembre »

Des jeunes aux coupes de cheveux improbables et colorés se sont serrés aux anciens, piquant parfois du nez, bercés par la longueur monotone des débats qui ont duré un mois. Réveillés par les sifflements d’imitation du serpent quand le procureur prend la parole pour enfoncer les prévenus, les applaudissements quand les avocats de la défense contre argumentent. Et les éclats de rire. Beaucoup d’éclats de rire. Les magistrats, même ceux du parquet, s’y sont aussi laissés prendre. Des rires qui traduisaient un sentiment de ridicule diffus face à la teneur de ce dossier. « Que fait-on vraiment là ? » se demande-t-on presque. « On ne rit pas avec des gens qui vous font peur », pointe Me Lucie Simon, avocate de Manuel H., contre lequel le procureur a requis trois ans de prison dont deux avec…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Nadia Sweeny

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com