Dépression, douleurs chroniques, maladies de Parkinson et d’Alzheimer, troubles obsessionnels compulsifs… Autant de pathologies qui pourraient, dans un avenir plus ou moins proche, bénéficier de traitements par ultrasons focalisés. Retour sur une approche qui a le vent en poupe grâce aux progrès technologiques réalisés ces dernières décennies.
Imaginez : souffrant de dépression, vous ne ressentez plus rien d’autre que de l’incompréhension, du désespoir et de la souffrance, même face aux plus belles choses de l’existence. Les traitements médicamenteux sont lourds et peuvent durer des mois, sans garantie systématique de résultats, puisque jusqu’à un tiers des personnes dépressives ne répondent pas aux traitements couramment prescrits.
Imaginez encore : atteint de la maladie de Parkinson, il vous est difficile de bouger. Des traitements médicamenteux ont beau exister, plus vous en prenez, plus vous risquez d’augmenter l’ampleur des effets secondaires, qui se traduisent notamment par les mouvements involontaires anormaux et souvent saccadés (dyskinésies) caractéristiques de cette affection.
Ces situations sont représentatives de ce que vivent de nombreuses personnes atteintes de maladies du cerveau. Actuellement, les traitements sont de deux natures, médicamenteux ou chirurgicaux par (implantation d’électrodes).
Les premiers inondent le cerveau et causent le plus souvent de nombreux effets indésirables, comme par exemple l’insomnie, les troubles digestifs (nausées, vomissements) ou les troubles cognitifs (pertes de mémoire ou des fonctions exécutives). Les seconds sont, comme toute chirurgie, et à plus forte raison les chirurgies du cerveau, particulièrement risqués.
D’autres approches visant à modifier l’activité du cerveau sans chirurgie sont également explorées. Regroupées sous le terme de neuromodulation, elles sont soit électriques (diffusion d’un faible courant entre deux…
Auteur: Elsa Fouragnan, Professor in Neuroscience, School of Psychology, University of Plymouth

