Un 5 novembre historique pour défendre une juste répartition des richesses

La réponse du pouvoir est confondante : à la répression brutale se sont ajoutées des restrictions du droit de manifester. Usant d’un nombre inédit de « Mesures Individuelles de Contrôle Administratif et de Surveillance » dites « MICAS », y compris contre des syndicalistes, le gouvernement n’hésite pas à utiliser des moyens jusqu’à alors réservés à la lutte contre le terrorisme, et enchaîner les déclarations visant à faire taire le mouvement social en renvoyant ses revendications au débat électoral. « Taisez-vous et attendez quelques mois pour voter », en somme.

Aux abois, le pouvoir ne cesse, dans ses actes et les déclarations d’Emmanuel Macron et de son gouvernement de cliver, provoquer et, ce faisant, de déchaîner l’extrême droite (ses responsables, ses médias…) et de lui dérouler le tapis rouge. La crise démocratique s’est désormais mue en crise de régime.

N’en déplaise à Macron, le mouvement social a sa légitimité et les revendications qu’il porte doivent être entendues et mises en œuvre, ici et maintenant. Il n’est plus possible de les ignorer ni, encore moins, de les mépriser, comme cela a été le cas depuis de trop logues années. Les revendications que porte le mouvement sont les volontés politiques du peuple !

Les lycéennes et les étudiantes ont montré le chemin. Le 5 novembre, ce mouvement désormais historique connaîtra une nouvelle étape dans le cadre de l’intersyndicale avec un appel à la généralisation de la grève interprofessionnelle pour renforcer le rapport de forces en faveur des revendications du mouvement. Attac soutient cette nouvelle journée qui vise à démontrer qu’une plus juste répartition des richesses est légitime, possible et urgente à mettre en œuvre.

Il faut revaloriser les salaires, réduire les inégalités, renforcer les services publics et la protection sociale. Pour cela, Attac propose un plan d’urgence pour la justice fiscale qui…

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Auteur: Attac France