Un après la dissolution voulue par le président de la République, « les Français ont le sentiment que la France fait la planche. Elle ne coule pas mais elle se laisse dériver, elle est sur l’eau », estime le sondeur Brice Teinturier.
Un sentiment d’immobilisme dû à une absence de majorité – même relative – pour le gouvernement à l’Assemblée nationale, où trois forces politiques s’affrontent. La « tripartition » des sièges entre le Nouveau Front Populaire, le Bloc central et le Rassemblement National rendent l’exercice du pouvoir bien plus délicat pour l’exécutif.
Une « inversion de l’équilibre entre l’Assemblée nationale et le Sénat »
Pour Anne Levade, constitutionnaliste, depuis un an le gouvernement n’a plus les coudées franches : « Les parlementaires sont beaucoup plus à l’initiative des textes ». Pour cette spécialiste de la Cinquième République, il y aurait même une « inversion de l’équilibre naturel entre l’Assemblée nationale et le Sénat ». Avec les motions de rejet préalable, « l’Assemblée ne débat même pas et tout part au Sénat, qui se trouve alors dans une position décisive qui n’est pas nécessairement la sienne au départ », ajoute-t-elle. « J’ai même entendu certains députés dire ‘C’est le Sénat qui va nous permettre de discuter’ », ce qui fait du Sénat « un lieu de déblocage de situation politique ».
Une « hyperfragmentation » de la vie politique ?
Pour David…
Auteur: Mathieu Terzaghi

