Un an après la dissolution, un bilan législatif « très faible »

Il y a maintenant un an, la vie politique française basculait. Le soir des européennes, Emmanuel Macron annonce la dissolution. A l’issue des législatives, il en ressort une Assemblée nationale balkanisée, sans majorité absolue, à la merci de majorités de circonstance, qui se font et se défont.

Dans ce contexte d’instabilité, quel est le bilan législatif, un an après ? Il a déjà fallu attendre longtemps, le 5 septembre, pour qu’Emmanuel Macron nomme Michel Barnier à Matignon, refusant un premier ministre issu du Nouveau front populaire, bloc sorti en tête des urnes. L’ex-majorité présidentielle fait alors une alliance de circonstance avec les LR. Une majorité relative qui va s’avérer bien instable et rapidement sous tension.

Rapidement, la censure arrive. A peine trois mois après ses débuts, le gouvernement Barnier tombe, après avoir dégainé le 49.3 sur le budget de la Sécurité sociale, faute de majorité pour l’adopter. Suit le gouvernement Bayrou, qui bon an mal an réussit à faire adopter un budget, seulement fin janvier 2025, grâce à la non-censure des socialistes, qui ont pu négocier quelques gages, et un budget de la Sécu enfin adopté… le 17 février. Globalement, l’heure est aux économies.

« Sous-marins gouvernementaux »

Face à cette assemblée qui paraît indomptable, le pouvoir trouve la parade : les propositions de lois (PPL). Depuis des mois, le gouvernement s’appuie sur les PPL, qui sont des textes…

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Auteur: François Vignal

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