Suzu (Japon), reportage
« Une heure avant le séisme, j’étais ici avec ma famille », explique Susumu Kitano, 65 ans, d’un air pensif. À Suzu, l’homme observe l’îlot de Mitsukejima, abîmé par le séisme du 1er janvier 2024 : de sa forme de bateau ne reste qu’un éboulis. C’est dans cette partie du port de pêche que les vagues d’un tsunami, d’une hauteur de 5 mètres, ont déferlé, après le tremblement de terre du Nouvel An. Le hameau d’Ukai a été entièrement détruit. Les bouches d’incendie sont sorties de terre et les maisons centenaires qui bordaient la rive ont été balayées par dizaines. À Suzu, ville la plus proche de l’épicentre qui compte environ 10 000 habitants, les stigmates de la catastrophe sont encore très présents, un an après la catastrophe.
Selon un récent sondage de Kyodo News, plus de 60 % des habitants de la péninsule de Noto estiment que la reconstruction, promise par les autorités en moins de six mois, est trop lente.
2024 avait démarré de la pire des manières pour les habitants de la péninsule de Noto, sur la côte nord-ouest japonaise : le 1er janvier, un séisme de magnitude 7,6 a frappé cette région bordée par la mer du Japon. La terre a tremblé si fort que la côte nord de la péninsule s’est élevée entre 3 et 5 mètres. Dans la ville de Monzen, à l’ouest de Wajima, on peut désormais apercevoir des paysages de roches blanches, sur lesquelles coquillages et huîtres sont restés collés, témoignages d’une vie sous-marine passée.
Dans le même coin, un port est désormais sans eau. Après avoir analysé la topographie sous-marine au large de la péninsule, les garde-côtes et autres autorités ont constaté un soulèvement des fonds marins qui s’est produit sur environ 80 km d’est en ouest, le long d’une ligne de faille active : une autre conséquence du séisme, affirment-ils.
Mais la série noire ne s’est pas achevée avec le séisme,…
Auteur: Johann Fleuri

