C’était une des leçons des élections européennes de juin 2024, le centre de gravité du Parlement européen a basculé à droite. Même si l’hémicycle de 720 eurodéputés repose toujours sur une majorité composée du groupe de centre-droit du Parti populaire européen (PPE, 188 députés), des Sociaux-démocrates (136) et des libéraux du groupe Renew (77), c’est bien la droite européenne du PPE qui a donné le ton de cette nouvelle mandature.
Alors que le premier mandat de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (2019-2024) se voulait résolument écologique avec le Pacte vert pour atteindre la neutralité carbone en 2050, le second a commencé sous le signe du retour de la compétitivité des entreprises européennes. « La compétitivité c’est la priorité du Parti populaire européen, nos entreprises doivent regagner des parts de marché, par exemple dans le domaine de l’automobile, de la chimie et de l’acier », explique Wouter Beke, eurodéputé belge du PPE. « Nous devons décarboner notre économie, mais de manière acceptable pour nos entreprises, nos citoyens, nos agriculteurs. »
« La notion de compétitivité a été au cœur de la campagne des européennes », renchérit Marie-Pierre Vedrenne, eurodéputée Modem. « Il faut appliquer les propositions du rapport de Mario Draghi sur ce sujet. »
Simplification ou recul écologique ?
S’en sont suivies des mesures de simplification administrative de la…
Auteur: Alexandre Poussart

