Un an après Lubrizol : « Nous ne sommes pas condamnés à vivre dans un environnement dangereux »

Aujourd’hui, dans l’Hexagone et en Outre-mer, il y a 500 000 installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Ces ICPE présentent des risques d’incendie, d’explosion ou de pollution, qui peuvent se cumuler les uns aux autres et sont aggravés par la crise économique, le réchauffement climatique, la multiplication des sécheresses, l’intensification des tempêtes, jusqu’à des failles sismiques qui semblent se réactiver.

Or, sur ces 500 000 sites, usines, fermes ou entrepôts, seulement 41 000 sont soumis à une réglementation et à des inspections spécifiques. Les 459 000 sites restants échappent à toute inspection et leurs données ne sont pas publiques.

« On peut vivre à côté de sites aussi dangereux sans même le savoir »

C’est donc un énorme scandale puisqu’on peut vivre à côté de sites aussi dangereux sans même le savoir. Ainsi, d’après l’enquête parlementaire, à Rouen, le 26 septembre 2019, le site de l’entreprise Normandie Logistique qui pourrait être à l’origine du départ de feu chez Lubrizol, classée SEVESO, fait partie de ces 459 000 sites non inspectés. Partout de tels effets dominos peuvent se répéter.

C’est pourquoi nous pensons qu’il est temps de se mobiliser concrètement pour :
 – produire un savoir populaire des dangers industriels et technologiques,
 – empêcher l’allègement de la réglementation qui permettrait l’implantation dans des conditions inacceptables de nouveaux sites industriels tels que les 78 annoncés par le gouvernement en juillet 2020,
 – agir pour supprimer les activités industrielles dangereuses remplaçables immédiatement,
 – réduire et surveiller celles dont nous ne pouvons pas nous passer dans un premier temps.

Nous n’avons pas…

Auteur : Collectif
La suite est à lire sur : www.bastamag.net

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