Aujourd’hui, alors que le monde est focalisé sur le sinistre anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, souvenons-nous d’un autre 11 septembre : celui du coup d’État militaire d’extrême droite au Chili, et ce qu’il dit de la férocité capitaliste.
Santiago, 11 septembre 1973. Des milliers d’opposant-es de gauche, étudiant-es, syndicalistes, journalistes, ouvrier-es, sont enfermé-es dans un grand stade de la capitale du Chili. D’autres ont été abattu-es sommairement dans la rue. La terreur s’installe dans le pays. Un général d’extrême droite, Augusto Pinochet, vient de faire un coup d’État. L’armée a renversé le gouvernement de gauche de Salvador Allende et a fait bombarder le palais présidentiel à Santiago. Les chars d’assaut sont dans les rues.
Dans un contexte de guerre froide, ce coup d’État est soutenu par les États-Unis, qui veulent faire tomber un gouvernement proposant un programme socialiste, notamment en reprenant les richesses minières, alors aux mains de multinationales privées, ou en supprimant les grands domaines fonciers qui affamaient les paysans. Les USA vont faire du Chili un exemple pour toute l’Amérique Latine.
L’ancien président s’est suicidé. Le pouvoir est désormais aux mains des militaires. Leur priorité est d’éliminer au plus vite les militant-es de gauche et de liquider toute contestation. Des milliers de personnes de gauche sont enfermées dans le Stade National de Santiago, gardé par des soldats. La presse, aux mains de grands capitalistes, justifie le coup d’État, estimant que le gouvernement de gauche ne sait pas gérer le pays et crée du désordre. Le nouveau régime, dans une communication aussi habile que perverse, fait croire qu’il était «obligé» de renverser la gauche et de suspendre la démocratie pour «sauver» le pays du chaos.
En ce terrible mois de septembre, un chanteur très connu, adoré par les chiliens, Victor Jara, est enlevé dans la rue alors…
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Auteur: B

